La rencontre d’Aphex Twin et de George V
Dès l’entrée, une certaine liturgie opère. Grandeur, plafonds hauts, le tout ponctué de nombreuses touches florales, dans le lobby. Ensuite, empruntez la galerie, tournez à droite, puis à gauche, et enfin, dans le Salon de l’Horloge, encore à gauche : bienvenue au Cinq.

On s’y rend aux premières heures du jour, quand la pièce est encore vide, pour apprécier le dialogue entre la coque patrimoniale, autant gustative que visuelle, et des touches, ici et là, végétales, certaines plus contemporaines. À l’image d’ « em2500 M253X », où Richard D. James explore la modernité d’un piano tendre, qui renvoie vers un alter ego historique, tout en gardant une teneur expérimentale.
Sous la supervision de Panayotis, comprenez le maître des lieux, c’est une partition singulière qui se joue dans l’assiette : salin, lorsqu’il est associé au caviar en brouillade, tendre, surmonté et fourré de homard bleu dans sa version omelette, classique, en coque, et ses mouillettes réalisées par l’artisan boulanger maison. L’œuf, sous toutes ses formes.


FOUR SEASONS HOTEL GEORGE V
31, Avenue George V, 75008 Paris.
« em2500 M253X », Aphex Twin, 2017.