Images Murales

Dans certaines demeures, il habille les murs centenaires. Dans d'autres, il apporte contraste, profondeur, ou singularité. On l'a vu peint à la main chez de Gournay, imprimé à la planche chez Zuber, sérigraphié à même la fibre : le papier peint ne serait-il pas, après tout, un ultime geste de la théâtralisation de l'espace ? Une dimension décorative à lui seul, cela, pour sûr.

Sur le mur

Manifestes de style

Dans la suite Chopin, au Ritz Paris, on tombe d'abord sur les fresques du plafond : néo-classiques, ode à la délicatesse du XVIIIe siècle et une certaine vision de l'excellence à la française. Lorsque le regard descend, les angelots et camées font place aux tentures moutarde, à la délicate association d'une frise géométrique rehaussée de motifs récurrents, repris sur les rideaux qui encadrent la vue vers la place Vendôme. Comme une partie intégrante de l'identité des lieux. Autre partition dans la Grand Suite Luis Salvador du Grand Hotel Son Net, où des inflexions graphiques verticales achèvent un tableau singulier des lieux. Si, au Fife Arms, les motifs Paisley infusent un certain orientalisme entre les pierres humides de l'Écosse, comme une chaleur par le motif, c'est une grammaire botanique que l'on retrouve dans certains communs du Sterrekopje, ode aux vergers qui jouxtent le bâti. Le papier peint comme élément de prise de parole stylistique ? Assurément.